THE ARCHIVETTES

THE ARCHIVETTES

THE ARCHIVETTES

  • Dimanche 1er mai
  • 17h00
  • Librairie Vigna
    3 rue Delille 
  • Accès Tram :
    > Ligne 1 – arrêt Garibaldi
    > Ligne 2 – arrêt Garibaldi / Le Château
  • Tarif
    Entrée libre

États-Unis, 2018, 1h01, VOSTF
de Megan Rossman

« Notre histoire disparaissait aussi vite que nous la vivions. » Partant de ce constat, Deborah Edel et Joan Nestle ont fondé les Lesbian Herstory Archives, la plus importante collection au monde de documents et d’objets par et sur des lesbiennes. Depuis plus de 40 ans, au fil des jalons de l’histoire des LGBTQIA+, les bénévoles de l’organisation ont littéralement sauvé leur histoire de la poubelle. Aujourd’hui, les co-fondatrices septuagénaires font face à de nombreux défis : passer la main, numériser les collections, assurer le renouvellement des militantes dans une période politiquement chargée, rester unies pour lutter contre l’invisibilité et créer « un endroit positif, qui dit oui c’est possible ».

La projection sera suivie d’un échange autour de « la place des archives dans nos luttes » avec Sam Bourcier, du Collectif Archives LGBTQI de Paris, et Patrick Cardon des éditions GayKitchCamp, qui rééditent la revue Akademos de Jacques d’Adelswärd-Fersen.

Patrick Cardon
« La recherche de document est une sexualité comme une autre – même si très minoritaire. Je dis sexualité, parce que c’est un désir, un plaisir, une obsession, une addiction. » Né en 1952, Patrick Cardon est l’une des figures fortes du militantisme homosexuel français. En 1977, il se présente aux élections municipales d’Aix-en-Provence sur une liste « homosexuelle » qu’il ne déposera finalement pas. Mais il remettra ça en 1981 en se présentant aux législatives en tant que candidat homosexuel sous la bannière du PSU. Il fonde en 1989 les éditions GayKitschCamp qui rééditent des textes rares de la culture gay et lesbienne, soit plus de 80 titres à ce jour. Il est aussi à l’origine du festival de films gays, lesbiens, transgenres et interculturels de Lille Question de Genre de 1991 à 2005.

Sam Bourcier
Sam Bourcier enseigne les études genres et les études queer à l’université de Lille. Il est le fondateur du ZOO, le 1er collectif Queer en France. Il est l’auteur de Queer Zones, la trilogie (Amsterdam) et d’Homo INC.Orporated, Le Triangle et la Licorne qui pète aux éditions Cambourakis. Son prochain livre, Le Pouls de l’archive, c’est en nous qu’il bat! sort aux éditions Cambourakis en 2022.

 

Galerie

LA PROMESSE D'UN ÉTÉ

Vidéo & Trailer

EN CORPS +

EN CORPS +

EN CORPS +

  • Lundi 2 mai
  • 19h
  • Le Dojo
    22 bis boulevard Stalingrad
  • Accès Tram :
    Ligne 2 – arrêt Port Lympia
  • Tarif
    Entrée libre

France, 2022, 1h05
de Stéphane Gérard et Lionel Soukaz

En 1991, Lionel Soukaz initie son Journal annales, filmant sa « communauté de pédés, de pauvres, de toxicos » confrontée à l’épidémie de sida, en 2000 heures où les événements publics croisent l’intimité de son quotidien. Face à l’impossibilité de réaliser un montage qui rendrait compte de la richesse de cette démarche, Stéphane Gérard et Lionel Soukaz, pour cette installation, se concentrent sur les associations, les mobilisations, les réunions : les formes collectives d’engagement parmi la diversité des fronts de lutte.

La projection sera suivie d’un échange avec les cinéastes.

En corps +, sous sa forme d’installation comme proposée au MUCEM, dans le cadre de l’exposition VIH/sida L’épidémie n’est pas finie, est présentée au Dojo durant toute la durée du festival.

Lionel Soukaz

Le parcours du cinéaste Lionel Soukaz est indissociable de nombreux mouvements radicaux, politiques, intellectuels et artistiques de 1970 à nos jours. Né en 1953, il côtoie au début des années 1970 le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avant de rencontrer René Schérer et Guy Hocquenghem avec qui il réalise en 1978-1979 Race d’Ep, une histoire d’un siècle d’homosexualité. Ses premiers films sont marqués par l’expression des désirs homosexuels puis l’épidémie du sida l’amène à filmer son Journal annales.

Redécouvert au début des années 2000, il est reconnu pour la qualité de ses expérimentations esthétiques et ses films sont présentés comme un emblème du cinéma d’avant-garde de son époque. Tandis que Lionel Soukaz continue, « en artisan », d’explorer les matériaux argentiques et vidéo, des démarches de sauvegarde sont engagées par des institutions patrimoniales.

Stéphane Gérard

Le cinéma expérimental de Stéphane Gérard se concentre sur les luttes politiques et l’histoire des représentations du genre, de l’orientation sexuelle, du vih/sida et des personnes racisées (Rien n’oblige à répéter l’histoire, 2014 ; La Machine avalée, 2015 ; Entre garçons, 2018). Sa pratique intègre une réflexion sur la préservation des archives audiovisuelles (au sein par exemple de la Bibliothèque nationale de France), la programmation de films (pour le projet international Human Frames ou la Cinémathèque française) et la distribution au sein de What’s Your Flavor?, un collectif consacré à la diffusion du cinéma expérimental queer en France.

Galerie

GUERMANTES
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