EN CORPS +

  • Lundi 2 mai
  • 19h
  • Le Dojo
    22 bis boulevard Stalingrad
  • Accès Tram :
    Ligne 2 – arrêt Port Lympia
  • Tarif
    Entrée libre

France, 2022, 1h05
de Stéphane Gérard et Lionel Soukaz

En 1991, Lionel Soukaz initie son Journal annales, filmant sa « communauté de pédés, de pauvres, de toxicos » confrontée à l’épidémie de sida, en 2000 heures où les événements publics croisent l’intimité de son quotidien. Face à l’impossibilité de réaliser un montage qui rendrait compte de la richesse de cette démarche, Stéphane Gérard et Lionel Soukaz, pour cette installation, se concentrent sur les associations, les mobilisations, les réunions : les formes collectives d’engagement parmi la diversité des fronts de lutte.

La projection sera suivie d’un échange avec les cinéastes.

En corps +, sous sa forme d’installation comme proposée au MUCEM, dans le cadre de l’exposition VIH/sida L’épidémie n’est pas finie, est présentée au Dojo durant toute la durée du festival.

Lionel Soukaz

Le parcours du cinéaste Lionel Soukaz est indissociable de nombreux mouvements radicaux, politiques, intellectuels et artistiques de 1970 à nos jours. Né en 1953, il côtoie au début des années 1970 le Front homosexuel d’action révolutionnaire (FHAR) avant de rencontrer René Schérer et Guy Hocquenghem avec qui il réalise en 1978-1979 Race d’Ep, une histoire d’un siècle d’homosexualité. Ses premiers films sont marqués par l’expression des désirs homosexuels puis l’épidémie du sida l’amène à filmer son Journal annales.

Redécouvert au début des années 2000, il est reconnu pour la qualité de ses expérimentations esthétiques et ses films sont présentés comme un emblème du cinéma d’avant-garde de son époque. Tandis que Lionel Soukaz continue, « en artisan », d’explorer les matériaux argentiques et vidéo, des démarches de sauvegarde sont engagées par des institutions patrimoniales.

Stéphane Gérard

Le cinéma expérimental de Stéphane Gérard se concentre sur les luttes politiques et l’histoire des représentations du genre, de l’orientation sexuelle, du vih/sida et des personnes racisées (Rien n’oblige à répéter l’histoire, 2014 ; La Machine avalée, 2015 ; Entre garçons, 2018). Sa pratique intègre une réflexion sur la préservation des archives audiovisuelles (au sein par exemple de la Bibliothèque nationale de France), la programmation de films (pour le projet international Human Frames ou la Cinémathèque française) et la distribution au sein de What’s Your Flavor?, un collectif consacré à la diffusion du cinéma expérimental queer en France.

Galerie

GUERMANTES
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